Dix-neuvième vitrail "A l'exception des félons Ferrand et Renaud, le roi rend la liberté aux autres prisonniers." Le commentaire d'Alain STRECK.

De retour à son campement, à l’Hôtellerie, près de Fretin, Philippe se fait présenter chacun des seigneurs prisonniers. 

Au total, cinq comtes, vingt-cinq bannerets, et trois cents chevaliers ont été pris et chargés de chaînes. A l’exception des comtes Ferrand et Renaud, le roi leur rend la liberté. Son chapelain parlera plus tard de sa grande mansuétude. Mais il est plus objectif d’y voir le souci de rançonner ceux qui ont eu la malchance de perdre.

L'homme, dont Philippe Auguste serre la main, est le seigneur flamand Arnoul d'Audenarde. Le roi lui fut reconnaissant, ainsi qu'au Sénéchal Hellin de Wavrin, d'avoir tenté de dissuader le comte de Flandre, Ferrand, d'entrer dans la coalition. Ils avaient dit au comte : "En cas de victoire, la Flandre sera asservie à l'empire. En cas de défaite, vous devrez encourir la colère du roi". A l'évidence, les seigneurs flamands auraient préféré ne pas prendre part à ce conflit et garder leur indépendance. En ce sens, Bouvines doit être considérée, non comme une défaite flamande, mais comme la défaite du comte Ferdinand de Portugal, dit Ferrand.

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