Dix-huitième vitrail intitulé "Philippe-Auguste, après la bataille, passe une revue d'honneur". Extrait de la notice rédigée à la fin du XIXème siècle par l'historien Henri DELPECH, à l'intention des artistes verriers.

"Il serait peut-être possible de composer un 19ème vitrail, représentant Philippe-Auguste récompensant les vainqueurs, après avoir renvoyé les vaincus.

Le Roi se montra en effet superbement généreux avec ceux qui s’étaient si glorieusement battus. 

Garin fut fait chancelier de France. Montmorency fut autorisé à ajouter douze aiglettes à ses armoiries, en souvenir des douze étendards pris par lui sur l’ennemi.

Les grosses rançons qui ne furent pas données aux communes, firent des dotations aux principaux serviteurs.

Le Comte de Salisbury, dont on aurait pu tirer une rançon énorme, fut rendu au Roi d'Angleterre à la seule condition qu’il mettrait en liberté le fils aîné du Comte de Dreux, neveu de l'Évêque de Beauvais, pris dans l’expédition d’Anjou.

On peut admettre, sans manquer à la vraisemblance historique, qu’il y eut, après le combat, une espèce de revue d’honneur. 

La mettre en vitrail serait peut-être une heureuse occasion de montrer, à visage découvert, tous les chefs des plus illustres familles françaises qu’on n’a pu représenter, dans la mêlée, qu’avec le heaume sur la tête."

 

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