Dix-septième vitrail intitulé "Le comte de Boulogne est pris et conduit devant le roi." Le commentaire d'Alain STRECK.

Alors qu'il s'élance au grand galop vers le roi, dans une charge suicidaire, Renaud de Dammartin voit son destrier mortellement blessé par un coup de dague, porté par le chevalier Pierre de la Tournelle, qui combattait à pied. Aussitôt, Jean et Quenon de Condun se précipitent sur lui et, chacun d'un côté, lui assène des coups d'épée. Renaud tente de résister, mais son cheval s'effondre.

La jambe coincée sous sa monture agonisant, le comte de Boulogne ne peut plus bouger. Aussitôt, une dispute éclate entre les frères de Condun, ceux de Fontaine-sur-Somme (Hugues et Gautier) - et Jean de Rouvray, chacun revendiquant l'honneur de cette prise. 

Pendant, ce temps, Cornut, le serviteur de Guérin, s'approche du comte Renaud, lui arrache son heaume et trace, de la pointe de sa dague, un large sillon de sang sur son front, avant de se préparer à lui trancher la gorge. Mais Guérin arrive, sauvant in extremis Renaud d'une mort certaine et peu glorieuse. 

Hissé sur un roussin, après avoir été roué de coups, il est amené devant son ami d’enfance, le roi Philippe. Ce dernier le fera enfermer à Péronne, puis au Goulet en Normandie, car Renaud tentera de le trahir encore. Treize ans plus tard, abandonné de tous, le comte mettra un terme à son existence.

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