Treizième vitrail intitulé "Montmorency ayant conquis 12 aigles, le roi lui dit de les porter dans ses armes". Extrait de la notice rédigée à la fin du XIXème siècle par l'historien Henri DELPECH, à l'intention des artistes verriers.

Pour ce treizième vitrail, l'historien avait prévu une toute autre scène que vous trouverez décrite ci-après. Il ne proposa la scène relative à Matthieu de Montmorency qu'en alternative :

"Les charges de Saint-Pol exigeaient un si rude effort de la part de ses cavaliers que, dans l’intervalle entre chaque lutte, il tenait à donner un repos absolu aux hommes et aux chevaux.

Après sa première charge, comme il regagnait les lignes françaises, Saint-Pol aperçut un de ses chevaliers qui s’était attardé dans les lignes ennemies, et que douze cavaliers flamands entouraient, cherchant à le faire prisonnier. Ne voulant pas fatiguer son escadron, en le ramenant au secours du retardataire, Saint-Pol revint seul sur ses pas, embrassa le cou de son cheval et le lança si brusquement sur le cercle des douze ennemis qu’il réussit à l’ouvrir. Alors il en fit sortir son chevalier, par le point par lequel il avait lui-même pénétré, tandis qu’il attira sur lui le poids du combat. Puis il repartit, avant que ses adversaires interdits aient pu se saisir de lui.

Revenus de leur surprise, les Flamands lui donnèrent alors la chasse. Saint-Pol fut frappé par derrière de douze coups de lance ou de pique, mais son armure le préserva, et la vitesse de son cheval lui permit de regagner les lignes françaises sans être pris.     

Le vitrail qui serait désirable, pour représenter ce fait d’armes, aurait le même but que celui relatif à Guillaume des Barres. Montrer la supériorité morale de la chevalerie française et expliquer ainsi comment nous avons pu vaincre, quoique nous ne fussions que un contre trois.

A ce sujet de scène, qui rappelle les n° 9 et 11, l’on propose de substituer le suivant :

Philippe-Auguste, trempant son doigt dans le sang d’un ennemi, trace 12 aigles sur l’écu de Montmorency, perpétuant ainsi le glorieux souvenir de la prise de 12 aigles ennemies par le comte de Montmorency. Hommage et récompense à la valeur personnelle."

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