Dixième vitrail intitulé "L'empereur Othon, poursuivi par Guillaume des Barres, abandonne lâchement son armée". Le commentaire d'Alain STRECK.

Le roi Philippe, à peine remis en selle, fonce sur l’empereur, avec ceux de sa Maison.

Girard la Truie, parvenu à la hauteur du Saxon, lui porte un violent coup de dague, dans la région du cœur. Mais la lame rebondit sur la maille fine. Alors, il frappe derechef mais, cette fois, la pointe acérée perce l’œil du destrier saxon qui, en se cabrant, vient de se placer dans sa trajectoire. Mortellement blessé, l’animal s’effondre et celui qui se place au-dessus des rois roule pesamment à terre. Affolé, il se relève tant bien que mal et se met à courir pour échapper au misérable destin que lui promettent les capétiens. Heureusement pour lui, un chevalier lui laisse son cheval afin de favoriser sa fuite. A peine en selle, il se laisse porter par les ailes de la peur.

Mais c’est compter sans le chevalier des Barres, qui le rattrape au terme d’une course effrénée, ainsi que le montre ce vitrail. Le grand Guillaume tend la main vers la cape de l’empereur, dans un mouvement syncopé au rythme du galop. Son épée gagne le ciel, dans l’attente de porter le coup fatal… Mais ce dernier ne viendra pas car, entre-temps, un chevalier saxon vient de planter sa dague près des parties nobles du destrier de Guillaume (en bas à gauche du vitrail). Le coup est mortel et le chevalier des Barres violemment projeté à terre.

 

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