Sixième vitrail intitulé "Philippe-Auguste, à la tête de sa Maison, vole au secours de l'arrière-garde qui succombe". Le commentaire d'Alain STRECK.

Les oraisons terminées, le roi et sa Maison sortent de la chapelle et aussitôt, partout, on crie « Aux armes, barons ! Aux armes ! » 

Philippe revêt son armure et saute en selle. Sur ce point, son chapelain, Guillaume le Breton, écrira qu’il était aussi joyeux que s’il se rendait à une noce. 

Galon de Montigny est chargé de récupérer l’oriflamme Saint-Denis, car celle-là se doit d’être devant toutes les bannières. Observez le drapeau rouge à fleur de lys d'or : il y a là une confusion entre le pennon personnel du roi (bleu azur à lys d'or) et l'oriflamme de Saint-Denis (triangle de soie rouge, frangé de vert). L'erreur vient du commentaire de l'historien Henri DELPECH, ainsi que je le souligne dans la page réservée à l'extrait de sa notice portant sur ce vitrail.

Trompes et buccins retentissent et l’homme au surcot bleu, parsemé de lys d’or, chevauche fièrement à la tête de sa chevalerie, l’épée brandie vers le ciel. Derrière lui, ce ne sont qu’armures qui scintillent et couleurs qui rutilent, dans un tumulte incessant de bruits de fer et de sabots martelant le sol, tel le tonnerre annonçant le chaos. Voyant ainsi venir à eux cette horde magnifique, les Flamands se replient vers l’arrière, en attendant l’arrivée de l’empereur (au premier plan, des sergents flamands renversés par la charge royale).

Si vous souhaitez lire les consignes rédigées par l'historien Henri DELPECH à l'intention des artistes verriers, cliquez ici.

Si vous désirez poursuivre votre visite ou revenir au vitrail précédent, utilisez les flèches ci-dessous.