Cinquième vitrail intitulé "Soupçonné de félonie, Saint-Pol dit à Guérin : le Roi aujourd'hui aura en moi un bon traître". Extrait de la notice rédigée à la fin du XIXème siècle, par l'historien Henri DELPECH, à l'intention des artistes verriers.

"Nous quittons maintenant le centre de l’armée française, pour passer à l’aile droite. Là, se tenait Garin, non pour combattre (car, par égard pour son caractère ecclésiastique, il ne tira pas l’épée), mais pour diriger les manœuvres. Garin paraît avoir été préoccupé de l’avis, reçu par lui, qu’il y avait des traîtres dans notre armée. En réalité, ce bruit paraît n’avoir été qu’une invention habile destinée à semer parmi nous la division ; car celui que l’on désignait comme devant nous trahir, était l’un des plus braves et des plus fidèles vassaux, Gaucher de Châtillon, comte de Saint-Pol. Toutefois, Garin crut devoir parcourir les rangs avant le combat, pour rappeler à chacun ses devoirs et sa gloire passée, et en même temps sonder ses dispositions.

Au moment où Garin approchait de Saint-Pol, celui-ci vint à lui en lui disant : "Vous pouvez dire au Roi qu’aujourd’hui, il aura en moi un bon traître."

L’évêque de Senlis confia alors à Saint-Pol un des plus importants commandements, lequel fut exercé par lui d’une façon si brillante qu’on peut dire qu’après Garin, c’est Saint­Pol qui a vaincu à Bouvines.

Le moment où Saint-Pol fait cette belle réponse, paraît digne d’un vitrail et susceptible d’une belle étude de tète.

Le visage des deux interlocuteurs pourrait être visible ; car le combat n’étant pas encore engagé, ils ne devaient pas avoir endossé le heaume, et ne portaient sans doute que le capuchon de mailles."

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