Cinquième vitrail intitulé "Soupçonné de félonie, Saint-Pol dit à Garin : le roi aujourd'hui aura en moi un bon traître". Le commentaire d'Alain STRECK.

Les troupes capétiennes se disposent sur le champ de bataille. A gauche, les Picards du comte Guillaume de Ponthieu et de Thomas de Saint-Valery et les chevaliers du comte Robert de Dreux font face aux hommes de Salisbury et du comte de Boulogne. Au centre, le roi et sa Maison s’apprêtent à en découdre avec l’empereur. A droite, Champagne, Bourgogne, Montmorency, Saint-Pol et Melun vont croiser le fer avec ceux de Flandre et de Hainaut.

Guérin, qui commande le flanc droit, délivre ses consignes : « Élargissez-vous parmi les rangs, que l’ennemi ne vous enclose. Ordonnez-vous en une telle manière que vous puissiez combattre tous ensemble, en une même heure et d’un même front et que chacun se présente volontairement pour faire face à un adversaire. Il ne serait pas convenable que l’un se fasse l’écu de l’autre ! »

Arrivant à la hauteur de Saint-Pol, ce dernier s’avance vers Guérin et lui lance fièrement : « Vous pourrez dire au roi qu’il aura, ce jour, en moi un bon traître ! »  Saint-Pol fait référence au fait qu’il est soupçonné de trahison, car ses terres anglaises, héritées de son beau-père Hugues Candaveine, n’ont pas été confisquées par le roi Jean, contrairement aux autres.

  

Si vous souhaitez lire les consignes rédigées par l'historien Henri DELPECH à l'intention des artistes verriers, cliquez ici.

Si vous désirez poursuivre votre visite ou revenir au vitrail précédent, utilisez les flèches ci-dessous.