Quatrième vitrail intitulé "Prière du roi et de ses chevaliers, le matin de la bataille, dans l'église de Bouvines". Le commentaire d'Alain STRECK.

La lourde porte grince sur ses gonds. Le roi remonte la petite allée en direction de l’autel, puis s’agenouille. Derrière lui, bruits de fer, bruits d’étoffe, on s’agenouille aussi. Et lorsque le silence vient, la voix du monarque s’élève vers le ciel : « Seigneur, je ne suis qu’un homme, mais je suis roi de France. C’est à vous de garder le roi. Vous n’y perdrez rien. Partout où vous irez, je vous suivrai. » 

Le trouvère Philippe Mousket cite cette phrase en ces termes : « Queus que soie, rois sui de France. Garder me devez sans fallance » (vous trouverez un large extrait de sa chronique, en version originale et en version traduite, dans la rubrique "Textes" du portail d'accueil).

Puis le silence reprend ses droits, tandis que le chapelain Guillaume le Breton trace le signe de la croix par-dessus le camail incliné.

On notera que, sur ce vitrail, la chapelle est d'une apparence faste ; il est probable que celle-ci était bien plus modeste. Des murs de chaux, un autel sans fioriture, et de simples bancs de bois eussent été certainement plus proches de la réalité.

 

Si vous souhaitez lire les consignes rédigées par l'historien Henri DELPECH à l'intention des artistes verriers, cliquez ici.

Si vous désirez poursuivre votre visite ou revenir au vitrail précédent, utilisez les flèches ci-dessous.