Troisième vitrail intitulé "A l'approche de l'ennemi, les chevaliers protestent de leur fidélité au roi". Le commentaire d'Alain STRECK.

Averti de l’arrivée de la coalition par Guérin, l’armée capétienne continue néanmoins sa marche vers Bouvines. Il est, à présent midi, et la chevalerie capétienne décide de poser pied à terre, avant de passer le pont. Philippe Auguste s’assied sous un frêne, près de la fontaine Saint-Pierre (en bas à droite du vitrail) et dîne d’un morceau de pain trempé dans du vin. On attend encore de connaître les intentions de l’adversaire : Otton souillera-t-il de sang le jour sacré ou attendra-t-il le lendemain, lundi, pour livrer bataille ?

Soudain, le chevalier lillois Girard Scrophe, dit la Truie, arrive de l’arrière au grand galop (à cheval, sur le côté gauche du vitrail). Il crie « Sire ! Dieu vous préserve du péril ! Préparez-vous, en effet, car nous aurons ce jour la bataille ! Leur avant-garde s’est jetée sur nous. Maints carreaux ont été tirés et maints chevaux ont été percés. Ni les troupes de Champagne, ni ceux de Bourgogne envoyés naguère, ne suffisent désormais à les repousser ! »

Aussitôt, on donne de la trompe et du buccin (en arrière-plan, au-dessus du roi), pour rappeler la piétaille passée outre le pont, tandis que Pierre Mauvoisin, Guillaume des Barres, Galon de Montigny, Hugues et Jean de Mareuil, Matthieu de Montmorency, Jean de Beaumont, Michel de Harnes (châtelain de Cassel) se pressent autour du roi, pour l’assurer de leur fidélité.

Philippe Auguste décide alors de gagner la chapelle Saint-Pierre, pour implorer la protection de Dieu.

 

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