Deuxième vitrail intitulé "L'évêque de Senlis, Garin, montre à Melun l'ennemi et court avertir Philippe Auguste". Le commentaire d'Alain STRECK.

Nous sommes le dimanche 27 juillet 1214, vers neuf heures du matin. L’armée capétienne a quitté les abords de Tournai pour regagner le pont de Bouvines. La coalition, qui est montée de Valenciennes à Mortagne, décide de se lancer à sa poursuite, bien que dimanche soit un jour sacré.

L’homme que vous apercevez en surcot rouge, flanqué d’une croix noire, est le frère Guérin, de l’Ordre des Hospitaliers de Jérusalem, évêque de Senlis et Premier ministre du roi Philippe Auguste. Avec le vicomte Adam de Melun et quelques hommes sûrs, il a rejoint les hauteurs de la Longue Saule, entre Mortagne et Tournai, et guette l’arrivée de la coalition. Soudain, des milliers de soldats apparaissent, telle une nuée de sauterelles couvrant la plaine. Guérin s’adresse alors au vicomte de Melun : « Toi, demeure ici pour connaître et leur nombre et leurs intentions, tandis que j’irai moi-même rapporter ces choses à Philippe, qui ne croirait nul autre que moi ». Vous pouvez deviner l'arrivée des cavaliers de l'avant-garde flamande, en dessous de la main de Guérin.

 

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