1195

- janvier - Mathilde de Portugal, veuve du comte de Flandre Philippe d'Alsace, passe un accord avec le roi de France selon lequel Douai reviendra à la couronne après son décès.

En position politique difficile, Philippe Auguste cède à Baudouin IX le château de Mortagne et ses dépendances, à l'exception des biens revenant à l'évêque de Tournai (trêve de Vernon). Mais le comte continue de privilégier ses relations avec l'Angleterre.

- 20 août - Philippe Auguste marie sa sœur Alix au comte Guillaume de Ponthieu. Il trouve ainsi une alliance précieuse, le long de la côte. Alix avait d'abord été accordée à Richard en 1174. Mais Richard a épousé en 1190 la princesse de Navarre.

- décembre - Suite aux poussées musulmanes en Espagne, le pape obtient une trêve entre la France et l'Angleterre (trêve d'Issoudun)

- 18 décembre - Baudouin comte de Flandre et de Hainaut meurt à Mons, et est enterré à Ste-Waudru.

Guérin crée le trésor des Chartes où furent déposés à partir de 1195 les registres où étaient recopiés les titres royaux. Ainsi naîtra la fonction de Garde des Sceaux.

Guillaume des Barres refuse de se laisser corrompre par le roi d'Angleterre. 

Philippe de dreux évêque de Beauvais entre en guerre aux côtés de Philippe Auguste contre Richard d'Angleterre ; il est fait prisonnier et interné dans les prisons de Beauvais puis de Chinon.

Mort d'Henri le Lion père d'Otton IV, à Brunswick. - (source Cartulaire des châtelains de Lille mai 1873 - BML L8-157 fds rég.) 

Pierre, évêque d'Arras et Jean, châtelain de Lille, se plaignent au roi de France de ce que la commune de Tournai, au lieu de les accepter pour arbitres de ses différends avec l'évêque Etienne, a adressé un appel au roi lui-même.

(source Cartulaire des châtelains de Lille mai 1873 - BML L8-157 fds rég.) La reine Mahaut, comtesse de Flandre, déclare qu'en 1195, Roger d'Englos, ayant vexé pendant longtemps les frères de Loos et retenu méchamment les prés et marais d'Englos, voulant mettre fin à ses vexations, s'était déporté solennellement des dits prés et marais à la cour de Lille, en présence de ses hommes (ceux de Mathilde : Jean châtelain de Lille, Gérard d'Avelin, Gérard de Bondues, Roger de Gamans, et Thierry de Martinsart, père et fils) et qu'ensuite s'étant mis à genoux aux pieds de l'abbé de Loos, il lui avait demandé pardon.